Bertrand Cantat s'est fait cracher dessus : "Un retour au Moyen-Âge"

Bertrand Cantat s'est fait cracher dessus : "Un retour au Moyen-Âge"
Bertrand Cantat et son groupe Détroit au concert Eurock Ecologie à Bordeaux, le 17 mai 2017.

Émilie Nougué

Ce lundi 12 mars 2018, le chanteur a décidé d'annuler sa présence sur scène lors des festivals d'été. Mardi 13 mars, ce sont des insultes et des crachats qui l'attendaient à Grenoble, avant son concert.

"Je m'appelle Bertrand Cantat et j'ai été condamné en 2003 à huit ans de prison pour meurtre sur la personne de Marie Trintignant sans intention de donner la mort". C'est ainsi que commence la lettre publiée sur Facebook par l'ancien leader du groupe Noir Désir. Il y explique comprendre que le fait qu'il soit programmé "dans le cadre de festivals cet été puisse poser problème". C'est pourquoi il a décidé de s'en retirer, ce qui permettra aussi aux organisateurs de ne plus "subir des pressions de toutes natures".

Insulté par des manifestants

Cependant, il réclame le droit de continuer d'exercer son métier. "J'ai payé la dette à laquelle la justice m'a condamné", rappelle-t-il. Et de poursuivre : "Je souhaite aujourd'hui, au même titre que n'importe quel citoyen, le droit à la réinsertion. Le droit d'exercer mon métier (...). Le droit pour le public de se rendre à mes concerts et d'écouter ma musique."

Alors que son concert à Istres prévu pour le vendredi 16 mars a été annulé, Bertrand Cantat a crié à la "censure", toujours sur sa page Facebook. À Grenoble ce mardi, une centaine de manifestants sont venus protester contre le maintien des représentations du rockeur. Ce dernier est allé à leur rencontre et a reçu des insultes, crachats et jets d'objets. Il a ensuite dénoncé un "retour au Moyen Âge" : "Ces gens sont sourds, et aveuglés par la haine. Peut-être se sentent-ils encouragés par le merveilleux climat ambiant."

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