Charlotte Gainsbourg : son père était victime d'antisémitisme !

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Charlotte et Serge Gainsbourg, lors de la 11e cérémonie des César, à Paris, le 27 février 1986.
Charlotte et Serge Gainsbourg, lors de la 11e cérémonie des César, à Paris, le 27 février 1986.
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© Getty Images, PAT/Gamma-Rapho
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Fabien Gallet

Mercredi 1er mai 2016 est sorti sur les écrans le dernier long-métrage d'Yvan Attal intitulé Ils sont partout, un film qui tend à mettre en lumière l'antisémitisme ambiant à travers plusieurs scénettes rondement jouées par Benoît Poelvoorde, Dany Boon, Valérie Bonneton ou encore Charlotte Gainsbourg, la compagne du réalisateur. À cette occasion, cette dernière est revenue sur la haine dont a été victime sa famille, à commencer par son père, Serge Gainsbourg.

Si aujourd'hui, Yvan Attal et Charlotte Gainsbourg tournent en dérision les clichés sur les Juifs, ils n'en oublient pas pour autant leurs expériences personnelles. La fille du chanteur à tête de chou a ainsi profité d'un entretien accordé au site du Huffington Post, pour revenir sur la violence morale à laquelle a dû faire face son père. "Il a eu le droit à des remarques, plus que des remarques, a-t-elle expliqué. Sur son mur plein de graffitis (le 5bis, rue de Verneuil à Paris, occupés par Gainsbourg de 1969 à 1991, ndlr), il y avait des graffitis antisémites qu'il effaçait parce qu'il ne gardait que les bons".

Même après la mort de l'artiste, les actes antisémites n'ont pas cessé. "Quand il est mort, je me souviens d'un tract, qui ressemble étonnement à l'affiche du film, où y avait la tête de mon père avec des papillotes et une kippa, sur des toilettes où était écrit 'sidagogue'", s'est remémorée la comédienne de 44 ans, 25 ans après la disparition de l'interprète de La Javanaise. Et de poursuivre : "Bien sûr, il a essuyé toutes sortes de manifestations antisémites. Ma mère m'a rappelée il n'y a pas très longtemps que quand elle avait acheté une petite maison de campagne en Norman­die, (...) dans les années 70, quand [les voisins] ont su que mon père était juif ils pensaient qu'il avait des cornes. (...) C'en était comique", a ajouté la fille de Jane Birkin.

Heureusement, et Charlotte Gainsbourg a tenu à le rappeler, le chanteur avait "toujours eu beaucoup d'humour par rapport à ça". Ce qui n'a pas empêché sa fille de souffrir personnellement de cet antisémitisme, tout comme son compagnon, Yvan Attal, qui, lui, garde des souvenirs amers de certaines périodes, notamment dans l'enfance. "J'ai été traité de sale juif dans la cour de l'école", s'est-il souvenu.

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