Coluche : son maquilleur revient sur l'accident

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Coluche sur le plateau de Canal+ en 1985.
Coluche sur le plateau de Canal+ en 1985.
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© Abaca, Baril Pascal
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Hélène Garçon

Trente ans après la disparition de Coluche, le 19 juin 1986, les circonstances de la mort de l'humoriste restent encore floues. Alors qu'il conduisait sa moto, un camion lui aurait brusquement coupé la route. Dans l'impossibilité d'effectuer une manoeuvre d'évitement, sa moto aurait alors percuté de plein fouet le poids lourd, entraînant une mort instantanée. Il était âgé de 41 ans. Si le drame a tout l'air d'un accident, d'aucuns affirment encore aujourd'hui que le fondateur des Restos du Coeur aurait en fait été assassiné. L'ancien maquilleur et ami proche de Coluche, Didier Lavergne, est revenu dans les pages de Télé Poche sur les raisons qui le poussent à envisager l'hypothèse du meurtre.

Même après sa disparition, le clown à la salopette bleue et au nez rouge continue de faire parler de lui. De son vivant, Coluche, de son vrai nom Michel Colucci, avait marqué toute la France par son look décalé et son humour particulier. Mais le personnage ne s'est pas imposé comme la coqueluche des Français uniquement grâce à cet humour, mais aussi par son intégrité et ses engagements sociaux. Sensible aux évolutions de son époque, Coluche savait retrouver son sérieux quand il s'agissait de mener les combats qui lui tiendront à coeur jusqu'à sa mort. On retiendra notamment sa campagne présidentielle et la création quelques mois avant son décès de l'association des Restos du Coeur, pour venir en aide aux plus démunis et pour pointer du doigt l'inefficacité des politiques. Des initiatives militantistes, qui n'auraient pas été du goût de certains. "Sur la fin de sa vie, il a été menacé, affirme Didier Lavergne. Il recevait des lettres avec des balles, avec ce message : 'La prochaine sera pour toi'. Certains n'acceptaient pas qu'on se moque d'eux".

Présent au moment du drame, ce 19 juin 1986, l'ancien maquilleur garde des souvenirs précis de ce jour maudit où il a vu périr son ami dans l'accident. "Je me poserai toujours la question, déclare-t-il, empli de doutes. Ce que je sais, c'est que j'ai vu un camion faire une manoeuvre improbable, sur une route improbable, pour aller décharger des graviers dans un endroit improbable. On a vu ce camion, il nous a vus aussi", se souvient Didier Lavergne, affirmant qu'ils roulaient sur leurs motos à une vitesse modérée. Si la justice a tranché en faveur de l'accident, pour certains, le dossier n'est pourtant pas classé. Didier Lavergne, lui, préfère ne pas prendre position et laisse l'hypothétique décision de réouvrir l'enquête à d'autres : "Peut-être que ses enfants auraient besoin de savoir", admet-il avant de conclure : "Mais ils sont probablement un peu comme moi, dans une forme de déni".

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