David Douillet, futur président ?

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David Douillet lors de la seconde édition des "Trophées du bien-être" à Paris, le 26 septembre 2016.
David Douillet lors de la seconde édition des "Trophées du bien-être" à Paris, le 26 septembre 2016.
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© BestImage, Coadic Guirec

Fabien Gallet

L'ancien champion de judo a fait savoir qu'il briguait un mandat. Non pas pour se retrouver à l'Elysée, mais pour devenir le futur président du Comité olympique et sportif français (CNOSF).

Que les admirateurs de l'ex-ministre des Sports de 48 ans ne se mettent pas martel en tête : David Douillet ne se présente pas à l'élection présidentielle de mai 2017. Le double champion olympique de judo brigue la présidence du Comité natoinal olympique et sportif français (CNOSF), comme il l'a annoncé au journal L'Équipe, mercredi 22 février. L'ancienne star des tatamis se présente donc face à l'actuel Président, Denis Masseglia, avec un objectif : gagner et mettre en oeuvre un "grand projet" qu'il réserve au comité. "C'est un processus qui a commencé il y a deux ans", a confié le sportif reconverti en politique, avant d'ajouter : "Ça va bien au-delà de ma propre personne. Je ne me présente pas contre Denis ou contre Isabelle (Lamour), mais pour que le sport français soit considéré à sa juste hauteur."

L'ancien judoka pointé du doigt

Cette candidature n'est pourtant pas bien vue par tout le monde. Quelques heures après l'annonce, des internautes ont ressorti des propos polémiques de David Douillet datant d'une vingtaine d'années. En 1998, l'ancien sportif affirmait dans son livre "L'âme du conquérant", être "misogyne". "Mais tous les hommes le sont, sauf les tapettes", renchérissait-il. Une sortie de route dont s'était néanmoins excusé l'ex-ministre de Nicolas Sarkozy dans les colonnes du journal Le Parisien en 2011. "Il s'agissait à l'époque d'une discussion de vestiaire. J'avais 20 ans. J'en ai 42 aujourd'hui. Cette expression était malheureuse. Je la regrette. Elle n'est pas ce que je suis", assurait-il.

Ces critiques ne devraient pas empêcher David Douillet de se battre pour l'élection prévue en mai 2017. Ce dernier est convaincu d'avoir une carte à jouer, d'autant plus que la ville de Paris tente de décrocher l'organisation des JO prévus en 2024. "Cette candidature va bien, elle est bien partie pour gagner, et ce n'est pas une élection à la tête du CNOSF qui va venir perturber ou fragiliser ce qui se passe au GIP 2024", a assuré l'ancien judoka.

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