Fanny Ardant et les hommes : "Je suis très, très timide"

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Fanny Ardant assiste à la première de "Bright Days Ahead", à Londres, le 23 avril 2014.
Fanny Ardant assiste à la première de "Bright Days Ahead", à Londres, le 23 avril 2014.
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© Abaca, West Ian/PA Photos
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Hélène Garçon

Depuis le 6 septembre 2016, Fanny Ardant brûle les planches du théâtre de la Michodière à Paris dans la comédie "Croque Monsieur" de Marcel Mithois. L'occasion rêvée pour la charismatique comédienne de 67 ans de revenir sur sa vision de l'amour lors d'une interview accordée à Madame Figaro.

Sur scène, Fanny Ardant joue le rôle de Coco, une veuve bourgeoise qui collectionne les maris en espérant trouver un jour l'amour avec un grand A. L'amour, un sujet de prédilection pour l'incandescente actrice, qui pourrait en parler pendant des heures. "Je crois beaucoup à l'amour (...) Ça me passionne", confie-t-elle à Madame Figaro, qui a saisi cette perche tendue par la comédienne pour l'interroger sur ses rapports avec la gent masculine. "J'aime beaucoup les hommes, la compagnie des hommes, je ne sais pas pourquoi", répond-elle du tac au tac. "Je serais très triste dans une société qui ne comprendrait que des femmes. J'ai plus de points communs avec les hommes au bout du compte".

Fanny Ardant n'a "aucune assurance avec les hommes"

Avec son rouge à lèvres carmin, ses yeux charbonneux et son irrésistible sourire, Fanny Ardant a tout de la femme fatale. Enfin, presque tout. La sexagénaire a beau apprécier la compagnie du sexe opposé, elle avoue malgré tout nourrir une grande timidité à son égard. "Je suis quelqu'un de très timide qui n'a aucune assurance avec les hommes. Très, très timide", affirme-t-elle. "Si jamais on ne m'invite pas à danser, je ne danse pas. C'est une métaphore. Je préfère faire tapisserie plutôt que de dire : 'Vous m'invitez à danser ?'".

À 67 ans, la comédienne sait de quoi elle parle en évoquant l'amour. Elle-même a déjà connu plusieurs histoires de coeur, qui ont été à son image : passionnelles et brûlantes. Seulement, à force de jouer avec le feu... "Quand on est grand rescapé d'une histoire qui vous a brûlé, il y a quelque chose en nous qui est mort (...) Ce n'est pas du tout négatif ce que je dis là", assure la comédienne. "C'est comme une locomotive qui a été dézinguée, mais dont la vitesse est acquise. Elle continue à glisser, elle traverse des paysages, des forêts, des glaciers, elle voyage. N'empêche ! Son moteur est cassé", conclut alors l'actrice, qui continue de se laisser bercer par le train de la vie.

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