Flavie Flament poursuit son combat contre le viol

Flavie Flament poursuit son combat contre le viol
Portrait de Flavie Flament réalisé à Paris, le 26 mars 2017.

Fabien Gallet

Près de trente ans après avoir été violée, Flavie Flament lutte désormais pour améliorer les démarches judiciaires des victimes de crimes sexuels.

Après avoir levé le voile sur le viol qu'elle a subi à 13 ans, Flavie Flament a accepté une mission confiée par Laurence Rossignol, la ministre des Familles, de l'Enfance et Droits des femmes. Depuis novembre 2016, l'ex-star du PAF travaille en effet sur la question du délai de prescription applicable aux crimes sexuels sur mineurs. Un sujet qui tient particulièrement à coeur de celle qui a accusé le photographe britannique David Hamilton, décédé en novembre dernier, d'être son "bourreau".

Un délai de prescription pénale revu à la hausse

Dans son rapport rendu lundi 10 avril dernier, Flavie Flament a finalement recommandé de porter le délai de prescription pénale à trente ans après la majorité, soit dix ans de plus qu'actuellement. "Si nous proposons aujourd'hui de porter le délai de vingt à trente ans après la majorité de la victime, c'est aussi parce que dans le futur, avec l'informatique notamment, les preuves seront mieux conservées", a-t-elle expliqué au journal Le Parisien avant d'ajouter : "Le risque d'une impasse judiciaire existera toujours, mais, si les victimes sont accompagnées, elles décideront de le courir en toute connaissance de cause."

Flavie Flament ne sait que trop ce que peuvent ressentir les victimes de viol. Invitée, mardi 11 avril, sur le plateau de La Nouvelle Edition sur C8, cette dernière a assuré vouloir faire en sorte que "nos enfants puissent grandir dans un monde où ils seront toujours écoutés".

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