François Hollande : "Je suis à deux doigts d'être aimé !"

François Hollande : "Je suis à deux doigts d'être aimé !"
François Hollande reçoit sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc au palais de l'Élysée à Paris pour un déjeuner le 2 mai 2017.

Fabien Gallet

Dimanche 7 mai 2017, le nom du successeur de François Hollande sera connu. Pour l'actuel président de la République, l'heure du bilan est donc arrivée. Alors, que pense-t-il du jugement des Français ?

Dans quelques jours, François Hollande quittera l'Élysée, cinq ans après son élection. Avant de faire ses valises, le président de la République a accordé une interview à L'Obs, parue jeudi 4 mai 2017, au cours de laquelle il est revenu sur sa faible cote de popularité. "Je reconnais que j'ai été un président impopulaire", a-t-il assuré, dressant le parallèle avec ses prédécesseurs : "Mitterrand a pu être impopulaire et haï. Sarkozy a pu être populaire et haï."

"Je n'ai pas senti de grande hostilité contre moi"

Au début comme à la fin de son mandat, il est vrai que François Hollande n'a pas toujours convaincu. La preuve encore avec les derniers chiffres de TNS-Sofres : en avril 2017, il avait une cote d'opinion favorable à 21%. S'il avoue que "cela (l'a) atteint", il estime que "cela ne (lui) a jamais empêché de gouverner". Et de préciser : "Je n'ai pas senti de grande hostilité contre moi, sauf à la période du mariage pour tous. Aujourd'hui, je suis à deux doigts d'être aimé !", s'est même amusé le chef de l'État.

Un regret ? Partir sans "avoir mieux convaincu ni davantage rassemblé", explique François Hollande qui ne semble pas pour autant mécontent de quitter l'Élysée. "Je n'éprouve aucune mélancolie à l'idée de quitter cette maison", a-t-il confié avant de conclure : "Cinq ans de plus, cela aurait été encore cinq années d'intranquillité permanente, de privation de vie personnelle et de liberté."

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