Gérard Depardieu : "J'ai été musulman deux ans"

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Gérard Depardieu lors de l'avant-première du film "Tour de France" à l'UGC Bercy à Paris, le 14 novembre 2016.
Gérard Depardieu lors de l'avant-première du film "Tour de France" à l'UGC Bercy à Paris, le 14 novembre 2016.
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© BestImage, Marc Ausset Lacroix

Justine Fiordelli

Actuellement à l'affiche du film "Tour de France" de Rachid Djaïdani, présenté lors du Festival de Cannes en mai 2016, Gérard Depardieu parle religion dans une récente interview accordée au Parisien ce mercredi 16 novembre.

Le monstre du cinéma français n'a pas la langue dans sa poche, mais se prête volontiers au jeu des confessions, faisant toujours preuve de spontanéité au détriment, parfois, de petits dérapages.

Une conversion expresse

Aujourd'hui, c'est au Parisien que Gérard Depardieu a accordé de son temps, en toute sincérité. Un entretien au cours duquel il revient sur son enfance. "J'ai grandi dans une cité proche de celle où vivaient des Algériens, avec des jeunes qui revenaient de la guerre d'Algérie et qui avaient été traumatisés par les ordres de leurs supérieurs. Je prévenais les Algériens quand il allait y avoir une ratonnade", explique-t-il. Petite piqûre de rappel de la part de l'acteur français, qui évoque sa conversion à la religion musulmane dans les années 1970.

Une expérience qui lui laisse des souvenirs précis. Il raconte : "J'ai été musulman deux ans dans les années 1970, c'était difficile, les cinq prières quotidiennes de l'islam, l'interdiction de manger du porc, ce qui n'est, entre nous, pas fondamental..." Gérard Depardieu n'avait alors qu'une vingtaine d'années. Alors pourquoi avoir choisi de se convertir à l'époque ? Il donne sa réponse ouvertement au Parisien. "Ma jeunesse. La philosophie. La lecture du 'Chant du monde' de Jean Giono, de la Bible, des romans de science-fiction, de l'Ancien Testament, du Nouveau Testament, du Coran, du Talmud...", dit-il.

Gérard Depardieu, partisan de la paix dans le monde ?

S'il a aujourd'hui pleinement tourné la page sur cette étape de sa vie, le comédien désormais installé en Russie et naturalisé profite de l'interview pour se prononcer sur la fraternité, parallèlement aux événements terroristes qui ont frappé la France au cours des derniers mois, faisant référence notamment aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris.

Il conclut : "Il y en a peu dans le monde. C'est aussi de la faute des médias qui nous empêchent d'être fraternels. On est de plus en plus sur nos gardes. On a peur et cette peur engendre l'ignorance."

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