Jean-Marie Le Pen : retour sur l'affaire Brahim Zaibat

Jean-Marie Le Pen : retour sur l'affaire Brahim Zaibat
Brahim Zaibat au musée du Quai Branly à Paris, le 10 septembre 2015.

Anthony Vincent

Le président d'honneur du Front national avait porté plainte contre le danseur. En cause : une photo dégradante du premier, prise à son insu par le second. Un selfie qui coûtera 3 000 euros à l'ancien compagnon de Madonna, d'après une décision de justice prise ce 7 juillet 2017.

Brahim Zaibat, danseur de breakdance et chorégraphe français de 30 ans, a publié sur les réseaux sociaux Twitter et Instagram une photo de lui et Jean-Marie Le Pen, endormi dans un vol Paris-Nice, avec pour légende : "Mettez les KO demain en allant tous voter. Pour préserver notre France fraternelle."Si la publication date du 12 décembre 2015, à la veille du second tour des élections régionales, le cliché avait été pris deux ans plus tôt. Sans le consentement, donc, du cofondateur du Front national, alors en pleine sieste.

Condamné à verser des dommages et intérêts

Aussi ce dernier a-t-il décidé de porter plainte un mois plus tard, estimant que le cliché a contribué à la défaite du parti porté par sa fille lors de ce scrutin. Et pour cause : le danseur, hyper médiatisé depuis sa relation avec la chanteuse Madonna puis sa participation à l'émission Danse avec les stars sur TF1, comptabilisant près de 100 000 fans sur Twitter et 156 000 sur Instagram, a vu sa photo être largement partagée.

D'abord condamné en février 2016 à 1 euro de provision en première instance, la cour a finalement porté à 3 000 euros les dommages et intérêts provisionnels que Brahim Zaibat devra verser à Jean-Marie Le Pen. "Chacun a droit à l'intimité de son sommeil", a ainsi jugé le tribunal.

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