Jean-Paul Belmondo : "J'ai pris des coups. J'en ai donné"

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Jean-Paul Belmondo lors du lancement du livre "Mes recettes bonne humeur" de Luana Belmondo à Paris, le 13 octobre 2016.
Jean-Paul Belmondo lors du lancement du livre "Mes recettes bonne humeur" de Luana Belmondo à Paris, le 13 octobre 2016.
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© BestImage, Dominique Jacovides

Fabien Gallet

Dans son livre "Mille vies valent mieux qu'une", sorti le 7 novembre 2016, Jean-Paul Belmondo se dévoile comme jamais. Une autobiographie que l'acteur français de 83 ans a accepté de commenter dans les pages du magazine Paris Match. L'occasion, entre autres, de revenir sur son côté bagarreur.

C'est avec une certaine nostalgie que Bébel se souvient de ses jeunes années dans son dernier ouvrage, publié de concert avec un livre photos légendé par ses soins, "Belmondo pour Belmondo". C'est donc avec la même émotion qu'il revient sur certaines anecdotes dans une interview accordée à Paris Match, en kiosque jeudi 24 novembre 2016.

L'illustre comédien y explique notamment comment lui est venue cette passion pour le cinéma et plus particulièrement la comédie : "À 10 ans, je me mettais dans la peau de Gary Cooper et Humphrey Bogart. N'est-ce pas cela, être acteur : jouer à... et y croire tellement que les autres y croient aussi ?", se demande-t-il. Avant d'ajouter : "Ma mère m'emmenait au cinéma ou au cirque, où je n'avais d'yeux que pour les nez rouges. Je lui disais : 'Maman, je veux être clown.' Elle me répondait : 'Jean-Paul, tu l'es déjà.'" Un amour pour les pitreries, les cascades et la castagne qui a évidement déteint sur son caractère.

Régler les problèmes à coups de poing

La bagarre, Jean-Paul Belmondo la connaît donc plutôt bien. D'ailleurs, bon nombre de ses rôles lui ont demandé de se servir de ses poings, que ce soit dans "Le Marginal", "Le Professionnel" ou bien encore dans "Borsalino" en 1970, dans lequel il donne une petite correction à un certain Alain Delon, devenu l'un de ses amis les plus proches.

Mais dans la vie de tous les jours aussi l'acteur n'a pas hésité à jouer les durs. "L'injustice me met en rage", explique-t-il, revenant sur une altercation avec Jean-Pierre Melville, lequel harcelait Charles Vanel pendant le tournage du film "L'aîné des Ferchaux". "J'ai arraché son Stetson et ses Ray-Ban et je l'ai poussé assez violemment pour qu'il tombe", raconte Bébel avant de confirmer avoir donné "quelques" coups de poing pour régler ses problèmes. "J'ai pris des coups. J'en ai donné. Pierre Brasseur, avec qui je jouais 'La mégère apprivoisée', s'embrouillait tous les soirs dans les cabarets juste pour le plaisir de m'envoyer au casse-pipe", se remémore-t-il.

"Les coups de poing, c'était bon. On se tapait dessus, et après on buvait un coup ensemble. Maintenant, c'est plus ça du tout, les types sortent un couteau ou une arme tout de suite", regrettait Jean-Paul Belmondo dans une interview accordée au journal Le Parisien en 2015. Un an plus tard, c'est donc toujours avec autant de nostalgie qu'il se tourne vers le passé.

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