Jules Bianchi, sa famille anéantie : "La vie s'est arrêtée"

Jules Bianchi, sa famille anéantie : "La vie s'est arrêtée"
Jules Bianchi.

Roxane Centola

Cela va bientôt faire un an que Jules Bianchi s'est retrouvé victime d'un terrible accident, lors du Grand Prix du Japon. Après plusieurs mois de coma et d'espoir, le jeune sportif de 26 ans s'est éteint à Nice, le 17 juillet 2015. Alors que le prochain Grand Prix du Japon se tiendra ce week-end, Philippe Bianchi, le père de Jules, a confié son désespoir aux médias.

Sans surprise, c'est anéanti que l'on retrouve Philippe Bianchi, au micro de RMC Sport. Le père du pilote partage sa peine, toujours très vive : "On va mal. Malheureusement, on ne peut pas aller bien lorsqu'on a vécu l'année que nous avons pu vivre. C'était une année chargée d'espoir et de désespoir à certains moments. Mais bon, l'espoir reprenait toujours le dessus parce qu'il y avait de la vie... Puis il y a deux mois, la vie s'est arrêtée".

Malgré le soutien des proches, des anonymes et du monde du sport, la mort de son fils est plus que difficile à surmonter : "On a pu remarquer, notamment durant ses obsèques, tous les témoignages d'affection, toute la tristesse que pouvait avoir une grande partie des pilotes puisqu'ils étaient quasiment tous là...". Mais aujourd'hui, il est encore trop tôt pour Philippe Bianchi, qui ne peut regarder des images de courses automobiles : "Peut-être que dans quelques mois, quelques années, je pourrai à nouveau regarder un Grand Prix, mais pour le moment c'est trop difficile".

Désormais, Philippe Bianchi ne veut qu'une chose : faire perdurer le nom de Jules Bianchi, afin que personne ne l'oublie. Pour cela, il souhaite monter une fondation : "Aujourd'hui je veux créer une fondation pour aider les jeunes pilotes qui n'ont pas d'argent (...) Je sais que de nombreuses personnes sont prêtes à m'aider, que ce soit les sponsors ou les pilotes. (...) À travers ces actions, la volonté et le combat, c'est de faire exister Jules, différemment, qu'il soit toujours présent, qu'on continue à parler de lui et qu'il soit toujours avec nous car il était vraiment amoureux de ce sport. C'était toute sa vie".

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