Le fils de Sacha Distel cachait son nom plus jeune

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Sacha Distel à Paris, en juillet 1968.
Sacha Distel à Paris, en juillet 1968.
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© Getty Images, Mondadori Portfolio

Hélène Demarly

Laurent, le fils de Sacha Distel, revient sur ses souvenirs d'enfance auprès de l'interprète de La belle vie. L'occasion d'évoquer une vie de famille heureuse, malgré un père souvent absent.

Douze ans après sa mort, Sacha Distel reste toujours très populaire. La preuve, le chanteur va reprendre vie sous la forme d'un hologramme, le temps d'un show musical Hit Parade, à Paris en janvier 2017. Une idée de son fils, Sacha, 52 ans, éditeur et producteur. À l'occasion de la promotion de ce spectacle, ce dernier en a profité pour revenir sur ses plus beaux souvenirs de jeunesse dans le magazine Gala.

Un père et un fils qui se ressemblent

La musique chez les Distel était omniprésente grâce à Sacha : "Du studio insonorisé installé à la maison, nous pouvions l'entendre répéter, composer au piano. Il était capable de rejouer à la guitare le jingle d'une réclame qui passait à la télé", explique son fils. Mais à l'inverse de son père, Laurent n'a jamais eu de talent pour la musique. "Sacha a bien essayé de nous initier, mon frère Julien et moi, au solfège et au piano − j'ai épuisé deux ou trois professeurs −, mais je n'ai jamais eu son don", confie-t-il. Mais père et fils ont cependant d'autres points communs : "J'ai comme lui une totale horreur du conflit, j'ai hérité de son perfectionnisme, de son esprit passionné et de son goût pour le beau."

"Ado, j'évitais de dire mon nom de famille aux filles"

Porter le nom de Distel, chanteur alors parmi les plus célèbres de l'époque, n'était pas facile : "À l'adolescence, j'évitais de dire mon nom de famille aux filles que je rencontrais pour que le nom de Distel ne vienne pas me faire de l'ombre." Malgré tout, le fils confie qu'il observait son père "avec fierté", tout en regardant son succès "de loin". Car avec ses deux cents à deux cent cinquante galas par an, la papa star était souvent absent.

Mais cela n'a pas empêché Laurent de grandir auprès de parents aimants : "Je garde un souvenir lumineux de ces dimanches où nous nous retrouvions tous les quatre autour d'un traditionnel poulet-frites qui faisait notre régal." Et le fils du jazzman conclu ainsi : "On s'aimait, avec beaucoup de pudeur."

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