Les Coquettes : "Ce n'est pas le nom du spectacle, c'est nous"

Les Coquettes : "Ce n'est pas le nom du spectacle, c'est nous"
Les Coquettes
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Marie Ponchel

Lola, Juliette et Marie se sont rencontrées en 2007, alors qu'elles auditionnaient pour le spectacle Le Soldat rose, et ne se sont plus quittées depuis. Sept ans plus tard naissaient Les Coquettes, un trio sur talons hauts, titillant l'oreille du spectateur à coups de mélodies rétro et de sketchs polissons. Rencontre avec ces trois drôles de dames dans leur loge du Grand Point-Virgule.

Un parrainage quatre étoiles

En pleine séance de coquetterie, faux-cils suspendus sur les paupières et robes prêtes à se plier au fer, c'est en toute simplicité que les pin-up nous ouvrent la porte de leur loge, adjacente à celle de leur parrain Elie Semoun, qui les encourage depuis leurs débuts, en mai 2014. Quant à leur marraine, ce n'est autre que Bérengère Krief, qu'elles ont eu la chance d'accompagner en première partie à l'Olympia, en juin, et au Grand Rex en octobre. Bien loti, le trio culotté, qui a écrit et mis en scène le spectacle à six mains, est d'abord né de la volonté de s'émanciper : "On a eu envie de travailler pour nous et entre nous. Les Coquettes ce n'est pas le nom du spectacle, c'est nous. L'essence des Coquettes c'est trois amies, des chansons et des sketches", s'accordent-elles à dire.

La liberté guidant les Coquettes

Dans leur boîte à malices, les touche-à-tout venues de la chanson, du théâtre et de la comédie musicale renferment divers ingrédients rétro, de leur fantaisie à la Andrews Sisters, ce groupe des années 1960, à l'alliance de leurs voix rappelant la couleur vocale des Chordettes. Mais quand on leur demande la recette secrète pour devenir une Coquette, elles scandent à l'unisson : la liberté. Ne se revendiquant pas particulièrement féministes, elles insistent néanmoins sur l'affirmation de soi : "La Coquette est libre et elle assume ce qu'elle est, pas forcément que sa féminité, on peut être plein de choses quand on est coquette. Et puis être une Coquette c'est prendre soin de soi ce qui veut dire aussi prendre soin des autres", entonnent les trois trublionnes. Sur scène, elles s'affirment à la fois au travers des sujets corsés qu'elles abordent - les plaisirs de la chair en première ligne - mais également corporellement, grâce aux chorégraphies du danseur Mehdi Kerkouche.

À la coquette du monde

Ce dernier n'est pas le seul homme à collaborer avec les trois amies puisqu'elles chantent chaque soir en live accompagnées d'un pianiste. La présence d'un homme-orchestre en arrière-scène apporte une touche d'humour supplémentaire au spectacle mais pas seulement : "C'était important d'avoir un homme dans le spectacle car on a envie de toucher à la fois les femmes et les hommes. (...) On travaille avec deux pianistes et c'est vrai qu'on prend le temps de creuser les personnalités de chacun, de faire en sorte que, tout comme nous, on n'est pas des personnages sur scène on est nous, que le pianiste puisse être lui-même", formulent-elles. Prolongé jusqu'à la mi-avril, le spectacle est désormais leur priorité, même si chacune poursuit ses projets personnels en parallèle (la comédie musicale Love Circus pour Lola, le doublage et la série Nos chers voisins pour Marie et la création d'applications et de programmes télé pour Juliette) : "La règle d'or c'est de ne pas mettre en péril Les Coquettes. Ça va être notre priorité pendant un bon moment et on espère que ce sera plus qu'un spectacle", nous assurent-elles, prêtes à partir à la coquette du monde.

Les Coquettes jouent sur la scène du Grand Point-Virgule jusqu'au 13 avril 2016.

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