Marinette Pichon : l'ex-footballeuse se confie sur l'enfer de son enfance

Marinette Pichon : l'ex-footballeuse se confie sur l'enfer de son enfance
Marinette Pichon lors d'un match de football à Rennes, le 30 septembre 2006.

Fabien Gallet

L'ancienne attaquante des Bleues sort à 42 ans un livre intitulé Ne jamais rien lâcher. À cette occasion, elle s'est notamment confiée sur son enfance marquée par un père violent, auprès du magazine L'Équipe.

"Mais qui va s'intéresser à ma vie ?", se demandait Marinette Pichon avant de se lancer dans l'écriture de son autobiographie en 2017. Un an plus tard, alors que son ouvrage sort ce jeudi 5 avril 2018 (Éditions First), celle qui reste l'une des joueuses les plus célèbres de l'histoire du football féminin français est sous le feu des projecteurs. Interrogée par L'Équipe lundi 2 avril, l'ex-sportive n'a pas éludé son rude passé auprès d'un père alcoolique et violent, condamné à dix ans de prison pour viol. "Cela m'a nourrie parce je ne voulais pas le laisser gagner", a-t-elle assuré.

"C'était lui ou moi"

Celle qui a pris sa retraite sportive en 2007 et qui officie aujourd'hui comme consultante sur France Télévisions a ainsi expliqué : "C'était lui ou moi. Je me rappelle quand je rentrais de mes matches, que j'avais marqué quatre ou cinq buts et que mon abruti de père me disait : 'Ça ne fait pas de toi quelqu'un de bien.' Ou que j'étais 'une merde', 'une conne.'" Preuve de la violence de ce père (décédé en janvier dernier), cette terrible phrase : "J'ai ta vie entre mes mains et je peux te foutre en l'air."

Heureusement, Marinette Pichon a réussi à échapper à ce "frustré des sentiments", notamment grâce au sport. "Si je n'avais pas eu le foot, je serais devenue une délinquante, une droguée. J'avais arrêté mes études, je ne servais à rien à la maison, qu'est-ce que j'avais de positif ? Le foot", a-t-elle assuré avant de conclure : "Le seul moment où j'avais confiance, c'était sur un terrain. J'oubliais tout, c'était ma bouffée d'oxygène."

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