Meghan Markle dénonce le racisme latent

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Meghan Markle lors d'une interview accordée à AOL à New York, le 17 mars 2016.
Meghan Markle lors d'une interview accordée à AOL à New York, le 17 mars 2016.
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© Abaca, Fernando Lucena

Fabien Gallet

Si le prince Harry soutient diverses causes, humanitaires ou écologiques, sa petite-amie, Meghan Markle, est également très impliquée. Preuve en est, la comédienne américaine de 35 ans a pris sa plume pour dénoncer le racisme latent dans une tribune publiée dans la version britannique du magazine Elle.

Être la petite amie d'un des princes les plus connus au monde n'a pas que des désavantages. Meghan Markle a donc choisi de profiter de son statut de compagne du prince Harry pour dénoncer le racisme. Un combat que la jolie actrice vue dans la série "Suits" mène au quotidien. De quoi la pousser à sortir de son silence et témoigner dans une tribune publiée par le magazine ElleUK, le 11 décembre 2016.

La jeune femme qui fait de plus en plus parler d'elle depuis l'officialisation de son idylle avec le frère du prince William a évoqué sa propre expérience, elle qui est née d'une mère afro-améri­caine et d'un père irlando-hollan­dais. Victime du racisme ordinaire de la société américaine dès l'enfance, elle a notamment été marquée par ce moment où, en classe de 5e, elle a dû choisir une case pour déterminer son origine ethnique. Blanc, noir, hispanique ou asiatique ? "Vous ne pouviez en choisir qu'une mais cela aurait été comme choisir l'un de mes parents - et une moitié de moi par rapport à l'autre. Ma professeure m'a dit de cocher la case 'Caucasien'. 'Parce que tu ressembles à ça, Meghan' a-t-elle dit. Alors j'ai posé mon stylo. Pas comme un acte de défiance mais plutôt comme l'expression de ma confusion (...). Je n'ai rien coché. J'ai laissé mon identité vide, c'est comme ça que je me sentais", explique-t-elle.

Meghan Markle estime également que ses origines ont joué sur sa carrière à Hollywood. "J'étais 'ethniquement ambiguë'. Je pouvais auditionner pour tous les rôles. Me transformer en femme latine lorsque j'étais habillée en rouge, en afro-américaine lorsque j'étais en jaune moutarde...", écrit la jolie brune qui interprète Rachel Zane, dans "Suits", avant d'ajouter : "Malheureusement, cela n'avait aucune importance. Je n'étais pas assez noire pour les rôles de noire, et je n'étais pas assez blanche pour les rôles de blanche, me laissant au milieu d'un spectre comme un caméléon ethnique incapable d'avoir un job."

Si elle a fini par décrocher le rôle de ses rêves, elle n'a pu échapper aux critiques pour autant. "Je me souviens des tweets qui ont été publiés lorsque le premier épisode où l'on découvrait la famille Zane a été diffusé. 'Pourquoi son père est noir ? Elle n'est pas noire' disaient certains, 'Berk, elle est noire ? Je pensais qu'elle était canon' disaient d'autres. (...) Ces réactions avaient été inattendues, mais étaient révélatrices d'un racisme latent, surtout aux Etats-Unis", déplore la jeune actrice récemment photographiée pour la toute première fois au bras de son prince dans les rues de Londres, par des paparazzi.

Meghan Markle a dû à nouveau faire face à du racisme ordinaire lors de l'officialisation de son couple avec le prince Harry. Des insultes qui ont incité le palais de Kensington à intervenir. "(Elle) a fait l'objet d'une vague d'abus et de harcèlement. Certains ont été faits en public : des colonnes en première page d'un journal national, des sous-entendus raciaux dans certains commentaires, et l'absolu sexisme et racisme des trolls sur les réseaux sociaux et articles en ligne", pouvait-on lire dans un communiqué.

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