Michel Piccoli sort son autobiographie : "Je suis indigné de ne plus jouer"

Michel Piccoli sort son autobiographie : "Je suis indigné de ne plus jouer"
Michel Piccoli

Fabien Gallet

Il fêtera son 90ème anniversaire en décembre 2015. Au regard de toutes ces années passées, Michel Piccoli se dévoile dans une autobiographie écrite avec l'aide du réalisateur Gilles Jacob. Un livre plein de confidences, baptisé J'ai vécu dans mes rêves, paru le 28 octobre 2015, dans lequel l'immense acteur revient sur son enfance, sa carrière, ses rencontres et sa santé qui l'oblige aujourd'hui à s'éloigner de la scène. À cette occasion, l'Agence France-Presse a publié quelques passages de cet ouvrage.

Dans les pages de cette autobiographie, Michel Piccoli évoque des parents lui ayant "toujours servi de contre-modèle". Il a de ce fait, pris sa carrière en main et s'est fait remarquer au théâtre : "Ce fut d'abord le désir de fuir pour aller respirer ailleurs", explique-t-il. J'ai eu le don de savoir me poster devant toutes les portes où il fallait frapper pour trouver du travail ..."

Un parcours qu'il doit à nul autre que lui-même et qui a vu son apogée avec Le Mépris, film signé Jean-Luc Godard en 1963, grâce auquel il fait la rencontre de Brigitte Bardot. Il confie d'ailleurs avoir été "ébloui par (l')innocence et (la) spontanéité" de cette dernière. "Elle était devant les caméras comme dans la vie, une actrice très simple qui ne faisait pas du tout la star. (...) Ce n'était pas une diva prête à faire tous les caprices auxquels on aurait pu s'attendre" raconte-t-il.

Mais l'âge a eu raison de sa passion. Celui pour qui donner vie à un texte provoque "un plai­sir inouï", doit faire face à des soucis de santé qui l'empêchent de remonter sur scène. "On voudrait que ça ne s'ar­rête jamais et cela va s'ar­rê­ter. C'est très diffi­cile", reconnait-il avant de présicer que sa "mémoire se dégrade". "Je suis victime de cette catas­trophe pour un acteur. Parfois, je me sens très bien et je suis indi­gné de ne plus jouer parce que les méde­cins et les assu­rances rendent la déci­sion de me choi­sir compliquée". Une raison pour laquelle l'avenir n'enchante pas vraiment Michel Piccoli. "J'au­rais plutôt désormais tendance à être... disparu, admet l'acteur, avant de déclarer : "J'ai­me­rais ne pas mourir !".

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