Myriam El Khomri et la loi Travail : "J'avoue avoir eu peur pour mes filles"

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 Myriam El Khomri sur le perron de l'Elysée, à la sortie du Conseil des Ministres, mercredi 6 juillet 2016.

Myriam El Khomri sur le perron de l'Elysée, à la sortie du Conseil des Ministres, mercredi 6 juillet 2016.

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© BestImage, Stéphane Lemouton
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Fabien Gallet

La ministre du travail a fait grandement parler d'elle début 2016 en présentant sa réforme du travail. Si le 8 août 2016, la loi a finalement été promulguée après des semaines de mouvement social, Myriam El Khomri ne cache pas avoir eu des grosses craintes au cours de cette période.

Cinq mois durant, Myriam El Khomri s'est frottée aux critiques et à ses détracteurs pour faire valider son projet de réforme. Un objectif qu'elle a fini par remplir début août 2016 avec la publication de la loi Travail au Journal officiel. Près d'un mois après la fin de son combat, la ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social du gouvernement de Manuel Valls a pu profiter de vacances en famille, amplement méritées. Un break qui n'a pourtant pas effacé cette période de discordance. "Ce serait mentir de dire que cela m'a lais­sée insen­sible", explique-t-elle dans les pages du magazine Gala, en kiosque mercredi 7 septembre 2016.

Une vie de famille sous tension

Si elle était "préparée aux attaques d'ordre politique" qu'elle a réussies à occulter grâce à son "mari informaticien et (ses) amis", Myriam El Khomri admet néanmoins avoir craint pour ses proches. "Ma famille m'est d'un grand soutien. Elle m'aide à m'ex­traire de ce qui s'ap­pa­rente parfois à une forme de 'cirque' politique. Mais j'avoue avoir eu peur pour mes filles lorsque les atteintes se sont faites plus personnelles", confirme-t-elle. Parmi ces atteintes, la fois où "des manifestants sont venus en bas de (son) domi­cile à 7 heures du matin et ont réveillé tout le voisi­nage", ou celle où elle a "retrouvé l'ins­crip­tion 'sale Arabe' gravée sur (sa) boîte aux lettres". De même, elle regrette de ne pas avoir "pu assister, pour des raisons de sécurité, à la fête de l'école de (son) aînée". La ministre de 38 ans ne s'est pourtant pas laissée abattre. "Lorsqu'il s'agit de mes filles, je réagis comme une lionne", précise-t-elle.

Objectif rentrée pour une maman rassérénée

Fort heureusement, depuis, les choses se sont relativement calmées. La ministre du Travail a d'ailleurs profité de l'été pour faire une pause, souffler et "profiter de (ses) filles, de (son) homme et de (ses) amis". "Mais je surveillais évidemment mon portable en permanence et faisais un point avec mon directeur de cabinet tous les deux jours", assure la mère de famille qui n'aurait pour rien au monde manqué la rentrée de ses deux enfants. "Cette année est particulièrement importante car ma fille cadette de trois ans entre en maternelle et ma fille aînée de six ans au CP", explique Myriam El Khomri avant de revenir sur sa propre expérience d'écolière : "Lorsqu'ils n'étaient pas satisfaits, mes parents n'en faisaient pas mystère. Ils pensaient que l'école était une chance qu'il ne fallait pas laisser passer". Un état d'esprit qui a probablement déteint sur ses enfants. La preuve, sa plus grande fille est déjà "très appliquée et concentrée". "Comme je l'étais à son âge !", conclut la ministre.

 
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