Quand Frank Underwood et Manuel Valls débattent politique sur Twitter

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Manuel Valls assiste à l'inauguration de l'exposition "Jardins d'Orient" à Paris, le 21 avril 2016.
Manuel Valls assiste à l'inauguration de l'exposition "Jardins d'Orient" à Paris, le 21 avril 2016.
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© BestImage, Pierre Perusseau
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Fabien Gallet

Quand un homme politique issu d'une fiction américaine s'adresse au Premier ministre français sur les réseaux sociaux, c'est toute la Toile qui s'affole. Manuel Valls a en effet eu l'occasion d'échanger quelques mots avec Frank Underwood, le président américain incarné par Kevin Spacey dans la série House of Cards, sur Twitter, ce mercredi 11 mai 2016. L'occasion de parler politique avec en toile de fond l'application contestée de l'article 49.3.

Mardi 10 mai 2016, le Premier ministre, Manuel Valls, a recouru à l'article de la loi 49.3 pour que le projet sur la réforme du code du travail, la fameuse loi El Khomri, puisse être adoptée sans vote des députés. Alors que la motion de censure déposée par certains députés du Parti socialiste a avorté, faute de voix, (le projet de motion "a recueilli 56 signatures, il en fallait 58", a déclaré Laurent Baumel à la presse), un autre homme politique a critiqué avec subtilité le passage en force opéré par le numéro 1 du gouvernement. En effet, Frank Underwood a lancé une magnifique pique à Manuel Valls sur Twitter.

Le community manager du président fictif de la série House of Cards a ainsi écrit ces quelques mots en mentionnant Manuel Valls : "La démocratie, c'est tellement surfait. #LoiTravail #49al3". Une critique de la politique française actuelle accompagnée d'un GIF du héros au cynisme débordant affichant un large sourire.

Quelques minutes plus tard, Manuel Valls, (ou probablement son community manager puisque ce dernier se trouvait à l'Assemblée Nationale), a répondu avec autant d'humour, se permettant même d'intégrer un smiley : "Cher Frank, la démocratie est le pire des régimes à l'exception de tous les autres ;) Ne l'oublions jamais !". C'est donc en citant Winston Churchill (qui lui même avait piqué cette phrase à un auteur non identifié) que le Premier ministre a renvoyé la balle à Frank Underwood.

Ce n'est pas la première fois que le président fictif surfe sur l'actualité politique internationale. En avril dernier, toujours sur Twitter, Frank Underwood se payait David Cameron, le Premier ministre britannique, au moment du scandale des Panama Papers.

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