Quand Gilbert Monta­gné faisait la manche dans la rue

Quand Gilbert Monta­gné faisait la manche dans la rue
Gilbert Montagné en marge du concert "Stars 80" au Stade de France à Saint Denis, le 9 mai 2015.

Fabien Gallet

Avant de connaître la gloire au milieu des années 1980 grâce à son album "Liberté", le chanteur pianiste a connu des périodes de galère.

Mercredi 1er décembre 2017, Gilbert Montagné sera à l'affiche de "Star 80, la suite". À cette occasion, l'interprète du tube Les Sunlights des tropiques s'est confié dans le dernier numéro de Paris Match, en kiosque ce jeudi 30 novembre. Ce dernier est revenu sur une mauvaise expérience marquante : sa mésaventure américaine. En effet, après l'échec de son premier disque à la fin des années 60, il décide de tenter sa chance au pays de l'Oncle Sam : "En 1970, je suis parti en Floride, où j'ai joué dans des clubs. Salva­tore Adamo puis Hugues Aufray voulaient me produire. Moi, je ne voulais pas. Je voulais rester aux Etats-Unis", s'est remémoré l'artiste.

"Je n'ai jamais su gérer l'argent"

Pourtant, cette aventure américaine va tourner au vinaigre. "J'ai connu des périodes difficile", a-t-il révélé avant de préciser : "Pendant deux jours, à Miami, j'ai même fait la manche. Je n'avais plus rien. Je n'ai jamais su gérer l'argent. Ça, c'est un handicap, un vrai." Et le chanteur malvoyant de se souvenir : "J'avais une boîte de Nescafé devant moi, avec deux, trois pièces. Je m'en servais comme percussion. J'ex­pliquais mes problèmes en chanson. 'Je suis un musicien. Trouvez-moi un job, je veux travailler.' Personne ne m'a trouvé un job."

Heureusement, Gilbert Montagné a "vite repris le dessus" et a réussi à travailler "pour des productions dont s'oc­cu­paient les Bee Gees". "Au bout de cinq ans, j'ai fini par rentrer en France. Et là, Johnny Hally­day m'a tendu la main." De l'ombre à la lumière...

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