Quand Jean Reno parle d'immigration

Chargement en cours
Jean Reno lors de la montée des marches du film The Last Face lors du 69e Festival de Cannes, le 20 mai 2016.
Jean Reno lors de la montée des marches du film The Last Face lors du 69e Festival de Cannes, le 20 mai 2016.
1/2
© BestImage, Olivier Borde-Cyril Moreau
A lire aussi

Fabien Gallet

Ses propos risquent de faire polémique. Invité à s'exprimer dans les colonnes du journal espagnol El Mundo, le 02 juin 2016, Jean Reno a ouvertement donné son avis sur l'immigration et l'intégration en Europe. Un sujet que connaît bien l'acteur de 67 ans, lui même issu d'une famille d'immigrés.

C'est au Maroc que Jean Reno, né Juan Moreno, voit le jour, après que ses parents aient fuit l'Espagne, sous le régime de Franco. Arrivée en France dans les années 60, la star du cinéma français ne renierait pour rien au monde ses racines. "Je ne suis pas totalement Français", a-t-il ainsi d'abord expliqué avant d'ajouter : "Je ne m'appelle pas Gérard Depardieu, avec toute l'amitié que je lui porte. C'est un ami à moi et il fait ce qu'il veut, y compris quand il va s'installer en Russie. En France, on m'a donné des récompenses, on me respecte et je respecte moi-même ce pays, mais au fond de moi-même, je suis espagnol, Andalou même", a-t-il précisé.

Pourtant ce n'est pas en Espagne ni même en France que l'acteur réside aujourd'hui. Ce dernier a préféré poser ses valises au sein de la Big Apple, en compagnie de son épouse, Zofia Borucka. "J'avais l'habitude de me considérer perpétuellement comme un immigré, mais, depuis que j'ai rencontré ma dernière femme et que nous nous sommes installés à New York, la situation a changé. Là-bas, tout le monde est un immigré. Depuis, je me sens moins immigré aux Etats-Unis qu'en France", a fait savoir l'inoubliable comédien vu dans Léonet plus récemment dans les nouvelles aventures des Visiteurs.

Mais quand le journal l'a interrogé au sujet de l'immigration d'aujourd'hui et de la crise des migrants, Jean Reno s'est fait bien plus critique : "Si vous regardez les gens qui arrivent en Europe, vous réalisez que ceux qui se sont intégrés sont les non-musulmans", a-t-il expliqué avant de conclure : "Ceux qui mettent les lois avant la religion arrivent à s'en sortir, mais ceux qui décident de rester dans une culture dont le fondement est la religion; auront forcément des problèmes à l'école et dans d'autres institutions de la République".

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU