Stéphane Rousseau : "Mon premier public, je l'ai trouvé à l'école"

Stéphane Rousseau : "Mon premier public, je l'ai trouvé à l'école"

Stéphane Rousseau

Fabien Gallet

Alors qu'il est en pleine tournée française pour présenter son one-man-show, Stéphane Rousseau brise la glace, l'humoriste québécois s'est confié dans les pages du magazine Gala, en kiosques le mercredi 4 novembre 2015.

Le partenaire occasionnel de Franck Dubosc n'est pas avare en confidences, notamment sur sa jeunesse. Une enfance marquée par la mort de sa mère. "Le jour où elle est partie, je ne me souviens pas de m'être effondré, d'avoir ressenti un choc, confie Stéphane Rousseau. Sans doute parce qu'elle a été malade longtemps, ce qui lui a permis de nous préparer, mon père, ma soeur aînée et moi, à son départ", précise-t-il.

Une douloureuse épreuve, qui ne l'a pas empêché de se tourner, très tôt, vers l'humour. "Mon premier public, je l'ai trouvé à l'école. À dix-onze ans, j'aimais faire rire mes camarades. Jouer de mon charme et de mon humour me permettait de me faire une petite place alors que je n'étais pas du tout bon élève", révèle celui qui, aujourd'hui, remplit les salles. "Cela a été une période chouette, gaie, pleine de beau souvenirs (...). Bref, j'étais un petit gars populaire, et j'adorais ça" se souvient-il.

Mais par peur de ne pas être apprécié, Stéphane Rousseau admet s'être fait passer pour ce qu'il n'était pas. "Au lycée, j'étais capable de me faire accepter par n'importe quelle bande, celles des durs, des punks, des babas cool... Je mentais sur ce que j'étais réellement de peur de déplaire", confie l'humoriste. Il poursuit : "Avec mes petites amies, je n'osais pas être moi-même. Je préférais jouer au mec susceptible de leur plaire. Je crois que je ne me trouvais pas assez intéressant". Une fausse identité qui cachait sa vraie nature : "Même si je suis un garçon plutôt sympa de nature, j'avais toujours peur qu'on découvre que je ne l'étais pas autant qu'on pouvait l'espérer. J'ai donc passé une grande partie de ma vie à être ce que j'imaginais que les autres voulaient que je sois", explique-t-il. "C'est une position absolument infernale".

Aujourd'hui, Stéphane Rousseau se rattrape. Dans son spectacle, en France jusqu'en mars 2016, il tombe le masque et se livre entièrement.

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