Tex : les humoristes montent au créneau pour le défendre

Tex : les humoristes montent au créneau pour le défendre
Tex lors du photocall de la présentation de la nouvelle dynamique 2017-2018 de France Télévisions à Paris, le 5 juillet 2017.

Fabien Gallet

Après avoir avoir écopé d'une mise à pied disciplinaire pour une mauvaise blague lancée sur C8, l'animateur de 57 ans a été débarqué de l'émission Les Z'amours qu'il présentait depuis 17 ans, jeudi 14 décembre 2017. Depuis, plusieurs humoristes prennent sa défense.

"Les gars, vous savez ce qu'on dit à une femme qui a déjà les deux yeux au beurre noir ? On ne lui dit plus rien ! On vient déjà de lui expliquer deux fois !", déclarait Tex dans l'émission de Julien Courbet, C'est que de la télé (C8), fin novembre 2017. Une blague douteuse sur les violences conjugales qui n'est pas passée et qui lui a valu d'être congédié de France 2. Une décision que plusieurs humoristes ne cautionnent pas.

"Tex n'est pas Bertrand Cantat !"

Pour certains, la sanction est effectivement "un peu exagérée", pour reprendre les mots de Jean-Luc Reichmann invité sur Europe 1 ce mercredi 20 décembre 2017. Anne Roumanoff a été plus loin. "Ok la blague de Tex était pourrie, nulle et machiste mais il me semble qu'il s'est excusé. Tex n'est pas Bertrand Cantat ! Défendre le droit des femmes oui, faire régner le politiquement correct par la terreur, non !", a-t-elle écrit sur Twitter le jour de la décision de France 2. Jean-Yves Lafesse sur Facebook a également pris la défense de l'animateur, regrettant que peu d'humoristes fassent de même et dénonçant "la censure (à) l'oeuvre aujourd'hui".

Stéphane Guillon a également réagi et témoigné de son incompréhension tout comme Elie Semoun qui, au micro de RFM, le 19 décembre dernier a déclaré : "Sa blague, je ne la cautionne pas vraiment. Mais par contre, je ne comprends pas le tollé qu'il y a autour de ça." Tex peut également compter sur le soutien du journal satirique Charlie Hebdo, lequel a publié ce mercredi 20 décembre un édito signé Riss. Ce dernier juge que dans le cas présent "le féminisme a bon dos".

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