Thierry Beccaro évoque cette nuit où son père a failli tuer sa mère

Thierry Beccaro évoque cette nuit où son père a failli tuer sa mère
Thierry Beccaro à l'avant-première du film "Baby Phone" au Cinéma UGC Normandie à Paris, le 20 février 2017.

Fabien Gallet

Dans son autobiographie, l'ani­ma­teur de Motus, lève le voile sur son terrible passé d'enfant maltraité et revient sur un épisode des plus traumatisants.

Le 15 février 2018 paraît aux éditions Plon un livre signé Thierry Beccaro, intitulé "Je suis né à 17 ans". Son objectif avec cette autobiographie ? "Aider les gens qui souffrent", "dire aux autres qu'il faut intervenir quand on constate des maltraitances" et "montrer qu'on peut se sortir de tout avec du courage et du travail". Il faut dire que l'animateur de France 2 a grandi sous les coups de son père, ce qu'il explique dans les pages de Télé Star en kiosque le 5 février 2018 : "Je ne comprenais pas pourquoi cela me tombait dessus. Je me sentais tout seul. (...) Je me disais toujours : 'Qu'est-ce que je peux faire de mieux que de ne rien faire de mal ?'"

"J'au­rais voulu être un héros"

De cette enfance marquée par la violence, le présentateur garde un souvenir traumatisant du soir où son père à pointé un fusil vers sa mère. "C'est incommensurable. J'au­rais voulu être un héros comme dans mes rêves les plus fous, lui casser un vase sur la tête. Je n'ai pas pu le faire. J'étais dans un état de sidération", explique Thierry Beccaro qui se souvient d'avoir simplement demandé : "Papa, qu'est-ce que tu fais ?". Son père avait alors baissé l'arme mais saisi sa compagne "à la gorge".

Un épisode qui a changé à jamais le garçon de l'époque. "Pour moi, il n'y avait plus de réseau. Je suis mort à 17 ans. Je ne parlais plus, même au lycée", confie l'animateur de Motus qui, en partie grâce à la psychanalyse, a pu pardonner les gestes de son père avant le décès de ce dernier. "Je lui ai caressé la joue et je l'ai remercié. (...) Mon père était aussi quelqu'un de formidable", conclut-il.

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