Véronique Genest : "Mon frère et tous mes copains sont morts du sida"

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Véronique Genest pose pour le photographe Cédric Perrin, le 16 décembre 2015.
Véronique Genest pose pour le photographe Cédric Perrin, le 16 décembre 2015.
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© BestImage, Cédric Perrin
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Fabien Gallet

De retour sur les planches dans la pièce Portrait craché au Palais des Glaces, à Paris, Véronique Genest est au coeur de l'actualité. Dans un entretien accordé au magazine VSD, dont elle fait la une du numéro en kiosque jeudi 28 janvier 2016, l'interprète de Julie Lescaut est revenue sur ce sujet, son enfance, ses rencontres, mais aussi les drames de sa vie.

Pendant plus de vingt ans, elle a incarné l'héroïne de la série diffusée sur TF1. Un rôle qui, si elle ne le regrette pas, ne la rend pas nostalgique pour autant : "Julie Lescaut ne me manque pas parce que j'avais fait le tour du personnage et chaque nouveau scénario me semblait redondant. Ça me lassait un peu...".

Aujourd'hui, c'est donc au théâtre que s'illustre celle qui ne manque pas d'afficher, sans langue de bois, ses positions. "En France, on ne peut plus rien dire", estime l'actrice qui a récemment été accusée d'être "raciste" sur les réseaux sociaux, après son passage sur le plateau de Touche pas à mon poste il y a quelques jours où deux invités, les rappeurs, Bigflo et Oli, avaient annulé leur participation pour ne pas la croiser. Une situation qui avait révolté les internautes. "C'est extrêmement agressif de se faire traiter de raciste (...). C'est de la diffamation", estime Véronique Genest.

Outre les sujets polémiques, l'actrice de 59 ans a également abordé sans fard un sujet bien plus personnel : son enfance "fantasque", marquée par la disparition subite de son père. "J'avais neuf ans et demi", confie celle qui, malgré les épreuves, a fait le choix de positiver. "Je me suis toujours arrangée pour que ma vie soit drôle".

Pourtant, la comédienne va connaître au cours de sa vie bien d'autres drames, à commencer par le décès de son frère Olivier, avec qui elle avait ouvert un restaurant, Le Courrier du Sud. "Olivier est tombé malade et s'en est allé. Tous ceux avec qui j'avais fait Le Courrier du Sud sont morts du sida. Une hécatombe, regrette Véronique Genest, ne cachant pas son émotion. Mon frère et tous mes copains sont morts du sida. J'ai perdu mon adolescence avec cette saloperie de maladie", admet-elle avant d'évoquer des sujets moins douloureux, notamment sa rencontre, quelques années plus tard, avec Coluche.

Mais les relations avec l'humoriste étaient tendues. Il faut dire que ce dernier avait tenté de la séduire, en vain ! "Autant j'adorais son humour, autant dans la vie, humainement, je n'étais pas fan de lui. J'avais des problèmes avec lui, révèle la comédienne. Je n'avais pas répondu à ses appels de séduction, c'était pas mon type. Alors, sans se battre, quand on se voyait, on s'envoyait des petites piques dans la gueule", conclut-elle avec nostalgie.

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