Congés illimités, open space... Quand le travail vous veut du bien !

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 Le bonheur au travail fait de plus en plus partie des préoccupations des employeurs modernes.

Le bonheur au travail fait de plus en plus partie des préoccupations des employeurs modernes.

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© Adobe Stock, Drobot Dean
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David Nieto

Depuis le commencement, l'homme travaille "à la sueur de son front". Mais personne n'a dit qu'il devait perdre son équilibre pour autant ! Le bonheur au travail ? Un sujet que les entreprises françaises prennent de plus en plus au sérieux avec, à la clef, moins de stress et un meilleur équilibre vie pro et vie perso pour les salariés.

Depuis un an, ils font leur apparition sur le marché du travail. Eux ? Ce sont les Happiness Managers (ou managers du bonheur) qui ont pour mission de veiller à ce que chaque salarié se sente épanoui au travail. Coup de com' ou vraie tendance, ces nouveaux métiers témoignent dans tous les cas d'un changement des mentalités, du côté des entreprises comme de celui des travailleurs.

Équilibre vie pro et vie perso : la nouvelle donne du marché du travail

En 2017, les salariés déclaraient à 62 % aimer leur entreprise selon le sondage Opinion Way pour "J'aime ma boîte / Privateaser". Soit 5 points de plus qu'en 2016. Derrière ce chiffre, une réalité de terrain pour la majorité des "grands" du CAC 40 qui ont vu leurs locaux évoluer ces dernières années. Au bureau, salons cosy, cafétéria lumineuse et sofas colorés sont maintenant de mise ! Côté installations, on trouve désormais des espaces de silence, mais aussi des crèches dédiées aux jeunes enfants et des salles pour faire une sieste de 20 minutes après le déjeuner...

Du côté du Code du travail, ça bouge aussi. Il y a quelques semaines, le gouvernement français évoquait la création d'un "droit au télétravail". La reconnaissance d'une réalité pour les quelques 40 % des salariés qui cumulaient déjà en 2017 au moins deux lieux de travail d'après l'hébergeur online Dropbox. Et une pratique plébiscitée par les Français ! En plus de faire gagner en souplesse, le télétravail les rend plus autonomes pour équilibrer les emplois du temps et profiter au maximum des temps libres.

Millenials : les jeunes générations face au monde de l'entreprise

Sur le marché du travail, l'arrivée des Millenials (nés entre 1980 et 2000) n'est pas étrangère à cette tendance. Plus attachée aux relations humaines et à l'épanouissement au travail, cette nouvelle génération n'entend pas se voir imposer d'anciens modes de fonctionnement. Pragmatiques et réalistes, ils comparent davantage entre elles les entreprises et s'investissent dans des structures dans lesquelles ils croient réellement.

Une mise en concurrence des "marques employeurs" qui n'a pas échappé aux PME, à l'image des start-ups qui veulent faire de la qualité de vie au travail une spécialité pour attirer les meilleures recrues. Leur nouvel atout ? Les congés illimités. Née dans la Silicon Valley, cette pratique encourage chacun à prendre les vacances dont il a besoin, à la seule condition que les objectifs fixés soient remplis.

Pour le monde de l'entreprise, c'est une nouvelle donne qui se profile, profitable aux travailleurs comme aux entreprises. Un effet "win win" que souligne Laurence Vanhée, fondatrice du cabinet Happyformance, rappelant, dans un article de L'Express paru en novembre 2016, qu'un salarié heureux est en moyenne "deux fois moins malade, six fois moins absent, neuf fois plus loyal, 31% plus productif et 55% plus créatif".

 
19 commentaires - Congés illimités, open space... Quand le travail vous veut du bien !
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    Choucoune -

    Cela me laisse perplexe, j'ai commencé à travailler en 1965 terminé en 2013, dont 18 ans pour la défense nationale. J'ai eu la chance de toujours travailler pour mon plus grand plaisir et dans de très bonnes conditions.
    Mais j'ai constaté que ces conditions se dégradaient de décennies en décennies, open space, congés illimités, ne sont là que pour une recheche de rentabilité avant tout.

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    LOLOTTE33 -

    En effet , j'ai commencé à travailler une dizaine d'années plus tard et je ne peux que confirmer vos propos . Toute la fonction publique a subi le même sort .

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    esteban39 -

    Quand le travail vous veut du bien!!!!!! de quoi, le travail enfin pour moi et une source de stress d'angoisse, il faut supporter les gens et j'ai l'intime conviction que les êtres humains ne sont pas fait pour se supporter 252 jours dans l'année.
    Le travail si il ne revêt pas d'une passion et un véritable perturbateur de la santé, pourquoi les burns out sont en hausses les avc et même les cancers.
    C'est vrai quand 2018 avoir un cdi est inestimable mais à quel prix, la souffrance même si elle n'est pas physique peut être insupportable.
    Quand je lis mr cabourg qui dit qu'il faut changer de boulot c'est facile à dire mais pas facile à appliquer.

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    hermes55 -

    On semble oublier l'origine du mot "TRAVAIL" : "Du latin médiéval trepalium : instrument de torture" (cf TLFI).

    Le "travail" restera toujours une torture non désirée !

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    Choucoune -

    Là, vraiment pas d'accord avec vous. Le travail est une torture pour quelques uns certainement mais ne pas en faire une généralité. J'ai travaillé des années en ne prenant qu'une dizaine de jours par an, je n'en n'avait pas le besoin et d'autres collègues étaient dans le même cas.

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    BOUTDUCON -

    vous avez du avoir un bon job tant mieux pour vous ! je peux vous dire que pour certains cela se termine par un suicide ! informez vous !

    cordialement

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    LOLOTTE33 -

    BOUTDUCON Vous évoquez par le mot "suicide" un sujet grave que vous faites bien de rappeler et qui touche aussi bien le secteur public que privé . Le harcèlement moral en est généralement la cause , mais ce ne sont pas les donneurs de leçons et/ou harceleurs avec un cerveau dénaturé au point de vouloir montrer une supériorité qu'ils n'ont pas (petits roquets aux multiples complexes) qui peuvent le comprendre .

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    jeapie -

    Ne concerne que très peu de salariés cadres. On en est loin dans les métiers de la production, logistique,... et non cadre! Tout le monde ne travaille pas chez Google!

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    lli -

    Difficile de se comprendre sur ce sujet. Pour certains le travail peut être une passion, un choix, une tranche de leur vie qui leur apporte un épanouissement, mais pour d'autres ça se résume à un gagne pain et tout ce qu'ils attendent c'est que ça passe et que vienne enfin la retraite.

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    lhakpa -

    en fait, ça doit dépendre aussi du travail exercé et des conditions de travail. Dans une moindre mesure du salaire et des collègues

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    lli -

    C'est vrai Ihakpa. Je ne connais pas votre âge, mais je suis d'une génération qui a eu la chance de ne pas connaître le chômage et si je peux comprendre la difficulté aujourd'hui et les contraintes liées au marché de l'emploi, je trouve inexcusables ceux qui se plaignaient de leur travail, ils avaient la possibilité de changer de filière, beaucoup par pusillanimité ou incompétence ont préféré végété à un poste qu'ils n'aimaient pas. C'était leur choix, ils ont grimpé les échelons à l'ancienneté et ont attendu l'heure de la retraite. Pour ceux d'aujourd'hui c'est malheureusement beaucoup plus compliqué, quand ils ont un travail ils ont intérêt à s'y accrocher les pauvres.

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    LOLOTTE33 -

    Alors je vais dire que l'on peut aimer son travail journalier grâce au poste obtenu par concours , mais pas forcément tout ce qui entoure ce travail .et ce ne sont pas les personnes qui ne travaillent plus depuis plus de dix , quinze voire vingt ans qui peuvent en parler le mieux , ah si , dire tout et n'importe quoi , ce qui est à la portée de tout le monde .

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    LOLOTTE33 -

    Ah , je rajouterai que cette méthode ciblée est une preuve de pusillanimité de son auteure .

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    lhakpa -

    je suis de juin 1964,donc je suis d une génération qui trouvait encore facilement un emploi. Même si j ai appris la comptabilité et que j ai fait toute ma carrière dans le transport en 82, l'entreprise qui m employait ayant fermé , j ai failli me faire inscrire pour un stage pour me reconvertir dans l horticulture ou les eaux et forêts car c est une filière qui m aurait plu aussi

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    bisque -

    Regardez le reportage " le bonheur au travail" c'était sur la 5 ou 7.
    Pas mal de vérité où un patron nous explique qu'il ne veut pas la multitude de cadres qu'ont beaucoup de boites.
    Eh oui le bonheur au travail est cassé par ces paniers de crabes à la française .
    Les bonnes volontés sont vite dégoûtées, pour ma part j'ai surpassé cela car travaillant seul, jamais en contact avec le panier !

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    zavonnette -

    Les anciens comme IIi ont eu la chance de ne pas connaître le chômage, tant mieux pour eux. Qu'ils évitent de donner des leçons.
    Le chômage a été la hantise de la génération suivante. C'est la raison pour laquelle tout le monde s'accrochait à son poste, et il n'y avait pas de place pour les pusillanimes ou les incompétents ;en fait il n'y avait pas de place pour tout le monde, comme maintenant.
    Sauf que les droits au chômage, il y a 20 ans étaient beaucoup plus restrictifs qu'aujourd'hui. Et les patrons et les cadres en jouaient et en jouent toujours.

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