Fake news sur internet : comment démêler le vrai du faux ?

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 L'avènement des réseaux sociaux a entraîné la multiplication du nombre de "hoax" et "fake news" sur internet.

L'avènement des réseaux sociaux a entraîné la multiplication du nombre de "hoax" et "fake news" sur internet.

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© Adobe Stock, contrastwerkstatt
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Clara Garnier

Popularisée par Donald Trump, l'expression "fake news" a envahi les médias, à tel point que le dictionnaire Collins l'a élu "mot de l'année 2017". Les "fausses nouvelles" peuvent se propager à vitesse grand V sans que l'on en connaisse la source ou la véracité. Voyons comment faire la part des choses pour être enfin bien informées !

La désinformation, un phénomène qui existe depuis la nuit des temps

Propager de fausses rumeurs - à quelques fins que ce soit - n'est pas nouveau. Depuis l'Antiquité, et tout au long de l'Histoire, cette pratique a été utilisée pour faire tomber un adversaire politique, endoctriner ou pire, exterminer des populations. Selon les historiens, la Révolution française aurait débuté avec des "fakes news" - "les libellés" - écrits satiriques et diffusés par les opposants à l'Ancien Régime pour faire tomber la monarchie : l'Histoire dira que cela a été plutôt concluant...

Le début d'internet... et des "hoax"

Le mot "hoax' est né au 18e siècle aux États-Unis pour qualifier une pratique journalistique qui utilise l'intox pour vendre du papier. En 1835, le magazine new-yorkais The Sun publia un témoignage de John Herschel, célèbre astronome de l'époque, certifiant l'existence de formes étranges sur la Lune : tout le monde fut dupé par le "Great Moon Hoax" ! Ce terme est repris dans les années 2000 pour qualifier les rumeurs (souvent farfelues) qui se propagent sur Internet. Citons le site "Bonsai Kitten" qui proposait d'acheter des chatons vivants dans des cubes et provoqua un véritable tollé chez les défenseurs des animaux. Il fut révélé que ce site avait été monté de toute pièce par des étudiants du MIT, à l'humour un poil douteux.

Faire la différence entre parodie et véritable théorie du complot

Le site parodique Le Gorafi fait rire la France avec ses "fakes news" assumées depuis 2012. Cependant, lorsque celles-ci sont reprises sérieusement, il y a de quoi se poser des questions comme le quotidien Algérien El Hayat qui titra le 13 février dernier que "Marine Le Pen proposait d'entourer la France d'un mur payé par l'Algérie". Si cela peut prêter à sourire, dans certains cas les "fake news" sont propagées par des groupes radicaux visant à perturber des élections, créer un climat de défiance ou endoctriner.

Des sites comme les "Décodeurs" travaillent à rétablir la vérité, mais en se posant les bonnes questions, il est possible de démêler soi-même le vrai du faux. Tout d'abord, identifier la source : journaliste, blogueur(se), connu(e), inconnu(e), politisé(e) ? L'info a-t-elle été relayée ailleurs ? Les photos ou vidéos utilisées sont-elles cohérentes ? De quand date cette info ? Est-elle partagée dans un contexte sensible ? Se fier aux grandes sources classiques d'information est sans doute la meilleure attitude à adopter : fil AFP, grands journaux de référénce... Recouper l'information est souvent le premier pas afin de détecter une fake news.

Même si certains réseaux sociaux ont lancé un guide de détection des "fake news", une nouvelle ère de l'info a sonné, et il faudra être bien préparée afin de l'aborder sereinement !

 
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