Jouets connectés : faut-il vraiment s'en méfier ?

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 Robots, poupées, ordinateurs ou montres pour enfants : les objets connectés sont de plus en plus présents sur le marché du jouet.

Robots, poupées, ordinateurs ou montres pour enfants : les objets connectés sont de plus en plus présents sur le marché du jouet.

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© iStock, kajakiki
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Fabien Gallet

Pour Noël vous avez offert un jouet connecté à votre enfant. Un objet de plus en plus dans l'air du temps qui mérite une certaine attention.

Robots, poupées, ordinateurs ou montres pour enfants : autant de jouets connectés qui peuvent éveiller en vous des soupçons. Et pour cause, ces derniers sont susceptibles de transmettre des données personnelles. De quoi poser des questions en termes de sécurité.

Connectés oui, mais à quoi ?

Comme leur nom l'indique, les jouets connectés sont en lien avec Internet, notamment grâce aux technologies de réseau sans fil que sont le Wi-Fi ou le Bluetooth. Le caractère "connecté" est également de mise si les objets disposent d'un microphone ou d'une caméra, d'un système de reconnaissance faciale ou vocale, ou s'ils permettent de se géolocaliser et de stocker des données en ligne.

Quels sont les risques ?

Ainsi se posent des questions de sécurité et par extension à la vie privée des utilisateurs, comme l'explique sur son site la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL). "Les communications et les données collectées par un jouet connecté peuvent potentiellement être utilisées à des fins de ciblage publicitaire, détournées par un individu malveillant, par exemple à des fins d'escroquerie", prévient la CNIL avant d'évoquer des risques "d'usurpation d'identité ou de harcèlement". Les jouets étant destinés aux enfants, ces menaces sont à prendre avec d'autant plus de sérieux.

De plus en plus de cris d'alerte

Depuis 2015, les objets connectés inquiètent ainsi des associations de consommateurs. Parmi lesquelles Which? (au Royaume-Uni) et Stiftung Warentest (en Allemagne), qui ont pointé du doigt en novembre 2017 les failles de sécurité de quatre produits potentiellement à risques : Furby Connect, CloudPets, i-Que Intelligent Robot et Toy-Fi Teddy. Leur connexion Bluetooth permettrait à d'éventuels hackers d'entrer en communication avec les utilisateurs par le biais de la commande vocale du jouet, et ce dans un rayon de 10 à 30 mètres. Des produits commercialisés en France, alors que l'article 34 de la loi informatique et libertés prévoit que le fabricant "est tenu de prendre toutes précautions utiles (...) pour préserver la sécurité des données et, notamment, empêcher qu'elles soient déformées, endommagées, ou que des tiers non autorisés y aient accès." Le FBI a aussi mis en garde les parents contre ce genre de jouets.

Comment protéger les jouets connectés ?

Évidemment, tous ne sont pas à mettre dans le même sac, mais, pour être rassurée et s'affranchir des risques potentiels, quelques consignes sont à suivre pour une sécurité totale. Au préalable, s'informer sur le produit, notamment via les associations de consommateurs. Une fois le jouet acquis, le sécuriser : prendre garde à ce que personne ne puisse s'y connecter en optant pour un mot de passe compliqué, et identifier la présence d'un voyant permettant de savoir si l'objet est connecté et en marche. Si une inscription est nécessaire, privilégier des informations biaisées (pseudos, dates de naissance...). Enfin, au quotidien, mieux vaut éteindre le jouet quand il n'est pas utilisé et effacer les informations enregistrées une fois revendu ou donné.

 
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